13ème Édition des E.G.U.S

ASUD organise, avec le soutien d’Oppelia, la Fédération Addiction et Gaïa,
la 13ème édition des E.G.U.S.* sur le thème « La drogue comme prétexte »
Le 19 décembre 2022 de 10h à 18h à la salle de l’Auditorium de la Mairie de Paris.

*États Généraux des Usagers de Substances

📣Le lundi 19 décembre 2022 de 10h à 18h (accueil à partir de 9h15)

📍À la salle de l’Auditorium de la Mairie de Paris (4ème arrondissement) / Accès PMR

📋Le programme de la journée : 4 tables rondes 🛈 informations ci-dessous

🍴Buffet convivial de 13h30 à 14h30

 

 

 

Contrôles d’identité, dépistages au volant, amendes forfaitaires délictuelles, contrôles « au faciès », chasse aux pauvres et aux migrants. Autant de situations où la recherche de substances prohibées sert de prétexte à des sanctions qui méritent d’être analysées sur le plan éthique et au regard des droits humains.

Cette 13ème édition des EGUS traitera des multiples situations où sous couvert de « guerre à la drogue », de « tolérance zéro », « d’interdits qui protègent » des outils de répression sont mis en place pour cibler des populations spécifiques et souvent en situation précaire.

Au cours de cette journée des EGUS, l’objectif est de mettre en lumière la question du droit des personnes qui consomment des drogues face à la chaîne pénale.

De l’AFD à la Garde à Vue, en passant par les tests salivaires (faux positifs), la répression des free parties, celle des « patients-impatients » transformés en El chapo de paille avec quelques plantes, les expulsions locatives de familles stigmatisées dans les quartiers populaires, le harcèlement des gens du voyage et des sans-domicile-fixe, il y a pléthore de moyens pour mener la guerre à la drogue contre des populations généralement en proie aux difficultés sociales.

Programme des EGUS 13 « La drogue comme prétexte… »

  • 09h00 – 09h45 : Accueil
  • 10h00 – 10h15 : Mot d’accueil
    • Anne SOUYRIS, Adjointe à la Maire de Paris en charge de la santé publique et des relations avec l’APHP, de la santé environnementale, de la lutte contre les pollutions et de la réduction des risques.
  • 10h15 – 11h45 : Table ronde n°1 : Scènes ouvertes : la RDR est-elle à bout de souffle ?
    • Avec : François DIOT ; Jean-Paul BRUNEAU (EDVO) ;
      Marie JAUFFRET ROUSTIDE (Inserm) ; Fabrice OLIVET (ASUD)
    • Débat : La RDR est remise en cause par de nombreuses voix qui s’interrogent sur la pertinence d’un dispositif qui peine à résoudre les problèmes de cohabitation entre des consommateurs de drogues en grande détresse sociale et un voisinage qui se plaint de subir nuisances et incivilités.
    • Animation : Jean Maxence Granier, président d’ASUD
  • 11h45 – 12h00 : Pause
  • 12h00 – 13h30 : Table ronde n°2 : Crack à Paris, un chaos qui se déplace dans le temps et l’espace, toujours dans l’impasse ?

    • Table ronde en lien avec le projet AGORA co-organisé par Oppelia
    • Avec : Abdou NDIAYE (Oppelia Charonne ; Elisabeth AVRIL (Gaïa) ;
      Alain MOREL (Oppelia, collectif AGORA) ; Usager.e.s de Crack
    • Débat : Usagers vs Riverains vs Associations, derrière les condamnations ou les plaintes, quelles attentes, quels intérêts communs ?
    • Animation : Miguel VELASQUEZ, membre d’ASUD
  • 13h30 – 14h30 : buffet convivial
  • 14h30 – 16h30 : Table ronde n°3 : Quels dispositifs nuisent à la citoyenneté sous prétexte de lutte contre La drogue ?
    • Avec : Fanny DULIN (DaL – Droit au Logement) ;
      Joëlle BORDET (Chercheuse psychosociologue) ; Nicolas HACHET (Avocat) ;
      Bénédicte DESFORGES (Porte-Parole du collectif Police Contre la Prohibition – PCP)
    • Débat : De nombreuses opérations de police sont organisées au nom de la lutte contre la drogue, sans possibilité d’exercer le moindre de recours, la contestation devenant impossible. S’agit-il d’une situation normale ?
    • Animation : Georges LACHAZE, membre d’ASUD
  • 16h30 – 16h45  : Pause
  • 16h45 – 18h00 : Table ronde n°4 : La loi 1970 est-elle une entorse aux droits humains ?
    • Avec : Nathalie TEHIO (Ligue des Droits de l’Homme) ; Kim REUFLET (Syndicat de la Magistrature)
    • Débat : L’application de la loi du 31 décembre 1970 sert de prétexte à des sanctions qui méritent d’être analysées sur le plan éthique et au regard des droits humains.
    • Animation : Fabrice OLIVET, membre d’ASUD
  • 18h00 : Fin des EGUS 13

 

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